Bien, choses promise, chose due, on commence par le commencement ! Ici aucune connaissance n'est
requise ... sauf savoir lire
. On va donc dans ce chapitre parler des
échecs tout d'abord, ensuite on étudiera les différentes pièces et leur déplacement ; on
terminera enfin pas voir l'échec et enfin le but du jeu (pourquoi jouer si il n'y
a pas de but hein ?
)
Je vous rappelle le plan :
Maintenant, à l'attaque !
La légende la plus connue sur l'origine des échecs est celle du sage Sissa :
Il y a fort longtemps, le roi Belkib s'ennuyait ferme dans son grand palais pour
lui tout seul ; alors il demanda à ses sujets, qui pourtant eux n'avaient pas le temps de
s'ennuyer, de lui concevoir un jeu qui porrait l'amuser follement. Il promettait une grosse
récompense à celui qui pourrait lui procurer un tel jeu. Or il résidait à la campagne, bien
à l'écart de la ville, un sage nommé Sissa. Sissa entendit parler de cet appel, et, bien que
n'ayant aucun atrait pour l'appat du gain, il décida de confectionner ce jeu. C'est alors que
nacquit un plateau de 64 cases blanches et noirs et 32 figurines de ces mêmes couleurs. Lorsque
Sissa eut apporté sa trouvaille au roi Belkib et qu'il lui eut expliqué les règles, le
souverain fut tellement enthousiaste qu'il promit à Sissa tout ce qu'il voudrait ; Sissa refusa
poliment ; le roi insista lourdement ; alors Sissa demanda bien humblement au roi de mettre un
grain de blé sur la première case de l'échiquier, puis deux sur la deuxième, quatres sur la
troisième, et ainsi de suite en doublant le nombre de grains à chaque case jusqu'à la dernière.
Le roi dut retenir un petit rire nerveux : quoi cette bagatelle alors que les richesse du
royaume étaient auvertes à Sissa. Le souverain acccepta bien promptement, tant et si bien qu'il
ne put couvrir l'échiquier : en effet à la 64ème case, le nombre de grians s'élèvent
à 264 soit plus dix-huit milliards de milliards de grains de blés ! D'une fausse
modestie, Sissa avait puni le roi d'une trop grande générosité égocentrique.
Certains trouveront cette partie bien inutile, mais j'ai dit que je partirais de zéro, alors
Mesdames et Messieurs, regardez bien, sous vos yeux ébahis, vous voyez apparaître ... un
échiquier !

Ceci est un ... échiquier ! Impressionant non
?
On appelle échiquier tout plateau de 8x8 cases soit 64 cases en tout, cases colorées en noir et
blancs en alternance. Bon voici une définition simple dont vous n'aurez jamais besoin !
Le roi : c'est un pièce indispensable au jeu, je dirais même que
c'est la plus importante ; pourtant ce sera celle que vous déplacerez sans doute le moins !
Cette pièce doit sans cesse être protégée par vos autres pièces (que nous découvrirons par la
suite), tout au long de la partie. Si celle-ci se fait capturer ( cf
Echec ? C'est quoi ce mot tordu !), la partie se termine et l'adversaire a
gagné. C'est un peu le même principe que lors des guerres antiques : le roi assistait à la
bataille généralement, ses hommes le protégeaient, et s'il était fait prisonnier, l'armée
battait en retraite et capitulait.
La dame : Et bien, c'est en quelque sorte la femme du roi
! Cette pièce est d'une grande importance aussi, bien qu'elle ne soit
pas indispensable au jeu ; on dit que c'est une pièce maîtresse. Au contraire du roi, vous aurez
sûrement à la déplacer beaucoup, surtout en fin de partie (si vous l'avez encore
).
La tour : cette pièce est située au bout du plateau au début du
jeu, et de ce fait, sert essentiellement à protéger le roi dans ce début de partie. Lorsqu'on
s'approche de la fin de la partie, elle est plus libre et permet d'attaquer le roi adverse.
Encore une fois, le parallélisme avec les méthodes guerrières de l'antiquité est flagrant : les
tours d'assaut ne servaient que lors des assauts finaux et n'étaient que très peu utilisées, si
ce n'est comme rempart, lors du positionnement (siège d'une ville par exemple).
Le fou : On peut se demander ce que se comique vient faire au
milieu de ce théâtre épique et guerriers que sont les échecs. Je ne saurais vous répondre, si
ce n'est, qu'au même titre de la dame, il fait partie de l'entourage de Sa Majesté. C'est une
pièce qui peut se révéler très pratique comme très encombrante ; elle est à préférer, selon
moi, sur un échiquier dégagé ou le fou permet de contrôler les grandes diagonales.
Le cavalier : c'est un peu mon préféré
! Cette
pièce a un statut un peu particulier, comme nous le verrons dans le déplacement des
pièces. On comprend aisément sa place dans ce milieu guerrier, et la noblesse chevaleresque, qui
transmet celle du jeu, transparaît dans la pièce elle-même. En effet, si vous pouvez examiner plusieurs
jeux d'échecs, vous vous apercevrez sans doute que le cavalier, bien que moins grand que la plupart des
autres pièces dont nous venons de parlez, est souvent plus travaillé que les autres pièces (surtout sur
un échiquier en bois) ! C'est une pièce bien utile en début de partie comme en fin (bien que sa
mobilité sur un jeu dégagée reste réduite), et le cavalier présente un avantage non négligeable dans le
jeu offensif (cf Le déplacement des pièces).
Allez, on voit le déplacement, sinon vous risquez de vous borner à connaître ces jolies pièces
mais c'est tout
!
Commençons par les plus faciles :
La tour : la tour se déplace suivant les horizontales et verticales
de l'échiquier. Un mouvement simple, mais efficace !
Le fou : le déplacement du fou complète un peu celui de la tour. Il
se déplace, lui, suivant les diagonales de l'échiquier.
La dame : c'est comme qui dirait un mix des deux précédents
!
La dame se déplace selon les horizontales, les verticales, et les diagonales. Vous comprenez
maintenant pourquoi s'est en quelque sorte une Super Pièce. Son déplacement lui fournit
une grande maîtrise de l'espace échiquéen (oui enfin l'échiquier quoi, mais je trouve que ça en
jette comme expression
).
Le roi: le roi, dans son déplacement, est une mini-reine.
Il peut en effet se déplacer dans n'importe quelle direction ... mais seulement d'un case (et
c'est bien là son point faible, d'où la nécessité de le protéger !
) !
) :
Le cavalier : Son déplacement est assez spécial (je vous avais dit
que ça se corsait) ; il avance de deux cases dans n'importe quel sens (sauf les diagonales, il
n'en a pas le droit), et ensuite tour à droite ou à gauche, comme indiqué sur le schéma. Si la
première partie du déplacement est représentée en pointillé, c'est que le cheval ne passe pas
vraiment par ses cases-ci (d'ailleurs on peut apprendre le déplacement du cavalier selon une
autre direction, à condition d'arriver à la même case, mais le déplacement en L me
semble le plus simple à retenir). Comme nous avons vu précédemment, une pièce s'arrête en chemin
si el rencontre une pièce adverse et prend la place de celle-ci : c'est une prise de pièce tout
simplement. Ici c'est différent, on vise simplement la case d'arrivée, et si une pièce se trouve
sur son passage, on l'y laisse, on ne prend la pièce adverse que si celle-ci se trouve sur la
case d'arrivée. Ce handicap apparent se révèle d'une grande utilité et entraîne un
avantage non négligeable : le cavalier est la seule pièce à pouvoir passer au-dessus des autres
pièces ! Son déplacement est un peu une téléportation, seule la case d'arrivée (je le
répète encore) à une importance et sur cette case seule le cavalier a une incidence quelconque !
Et enfin le pion : le pion à un déplacement ultra simple,
il ne peut avancer qu'en avant,
verticalement et d'une seule case
(bah oui c'est un fantassin à pied
) ! C'est plutôt facile non ?
! Je m'explique : je ne vous ai pas menti, le pion se déplace bien de la
manière précédente, mais il n'a aucun droit de prendre une pièce adverse qui se trouve
sur son chemin, c'est à dire deavnt elle ; en effet, le pion effectue une prise de
pièce lorsque celle-ci se trouve en diagonale de lui et sur
une case voisine (et oui c'est pas un fou non plus !).| Pièces | Majeure ou mineure ? | Note d'importance (/10) |
|---|---|---|
| Roi | Majeure | 10 |
| Reine | Majeure | 8 |
| Tour | Majeure | 5 |
| Fou | Mineure | 3 |
| Cavalier | Mineure | 3 |
| Pion | Mineure | 1 |
!
!
), on ne va pas dire "Je déplace mon fou de 5 cases suivant la diagonale droite-haut" ! Ca serait fastidieux,
très fatiguant à lire (et j'arrêterais immédiatement d'écrire ce tuto, et vous de le lire
!). Heureusement
il existe une notation universelle qui permet d'écrire les coups !
?!? Et bien la notation la plus courante doit être la suivante : Cf3->e5, c'est à
dire "Je met le cavalier qui se trouve alors en f3 en e5". Cependant cette notation n'est pas
universelle comment les précédentes, ce sera néanmoins celle que j'utiliserais (mais l'on a pas
souvent à s'en servir ces cas sont rares !).Tout d'abord, il faut savoir qu'on ne peut pas prendre le roi adverse, c'est interdit !
Et bien si, il risque quelque chose, on dit que le roi est en échec (en effet il n'a pas une position très
glorieuse
!).
!
Le roi est toujours en échec, la dame le menace ! En revanche ici, le coup à jouer est discutable :
) !
Et bien maintenant qu'on commence à avoir des connaissances, on va peut-être commencer à pouvoir
jouer non ? Mais encore faut-il savoir quel est le but du jeu !
Je sens que vous avez deviné ! Et oui le but du jeu est de ... GAGNER.



: les noirs ont perdus !).
On dit que les noirs sont échec et mat.
. Echec et mat signifie donc : échec et échec
quoi qu'ils fassent.
Et bien ça y'est, vous connaissez tout ce qu'il faut pour jouer aux échecs !